• 05 Nov, 2026

PROMESERVAGRI 4.0 poursuit ses actions de formation : pratiques durables et technologies 4.0 au service de la filière oléicole

PROMESERVAGRI 4.0 poursuit ses actions de formation : pratiques durables et technologies 4.0 au service de la filière oléicole

PROMESERVAGRI 4.0 poursuit ses actions de formation :pratiques durables et technologies 4.0 au service de lafilière oléicole

Dans le cadre du projet PROMESERVAGRI 4.0, l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT) a organisé, les 28 et 29 octobre 2026, une session de formation intitulée « De l’olivier à l’huile : pratiques durables et technologies 4.0 », destinée aux professionnels de la filière oléicole du gouvernorat de Sousse. Cette session s’inscrit dans la continuité de celle organisée les 21 et 22 octobre 2026 au profit des professionnels du gouvernorat de Nabeul. Ces deux actions successives témoignent de la volonté du projet de renforcer le transfert des résultats de la recherche, de diffuser les bonnes pratiques agricoles et de promouvoir l’adoption de solutions innovantes et de technologies avancées auprès des professionnels de la filière oléicole. L’activité a été réalisée dans le cadre du groupe de travail GT3, consacré à la formation sur le terrain, à la valorisation des résultats de la recherche et des actions pilotes, ainsi qu’au transfert technologique vers les exploitations oléicoles et les huileries. Deux journées consacrées à l’ensemble de la chaîne de valeur oléicole Durant ces deux journées, les participants ont bénéficié d’un programme couvrant les principales étapes de la chaîne de valeur oléicole, depuis la conduite technique de l’olivier jusqu’à la transformation, au contrôle de la qualité et à la commercialisation de l’huile d’olive. Au verger : conduite technique et gestion durable des ressources La première journée a porté sur la conduite technique de l’olivier, notamment sa physiologie, son cycle de développement, la taille, la fertilisation, la gestion de la vigueur, l’alternance de production et les bonnes pratiques agricoles. Les interventions ont également abordé la gestion durable des ressources naturelles, en particulier les besoins hydriques de l’olivier, l’optimisation de l’irrigation, la conservation des sols, la lutte contre l’érosion et les approches agroécologiques. Une attention particulière a été accordée à la protection phytosanitaire intégrée, notamment à la lutte contre les principaux ravageurs de l’olivier, tels que la mouche et la teigne, ainsi qu’à la prévention des maladies fongiques telluriques et aériennes. À l’huilerie : qualité, normes et traçabilité La deuxième journée a été consacrée aux procédés de transformation en huilerie, de la réception des olives à l’extraction de l’huile, avec un accent particulier sur la qualité, l’hygiène et le rendement. Les participants ont également abordé les exigences relatives à la classification de l’huile d’olive, aux analyses de qualité, aux normes européennes et à celles du Conseil oléicole international (COI), ainsi qu’à la traçabilité. Le programme a enfin mis en lumière les perspectives offertes par l’innovation et la transformation numérique, notamment à travers l’oléiculture intelligente, les huileries 4.0, la digitalisation, l’utilisation de capteurs et la traçabilité numérique. Les enjeux de commercialisation, de branding, de labels, de certifications et d’accès aux marchés européens ont également été abordés. La protection phytosanitaire et l’innovation au cœur des échanges Parmi les thématiques abordées, la protection phytosanitaire intégrée occupe une place essentielle dans l’amélioration durable de la production oléicole. La maîtrise des ravageurs et des maladies contribue à préserver le potentiel de production des oliveraies et à améliorer la qualité des récoltes, tout en favorisant une utilisation raisonnée des moyens de protection des cultures. À ce titre, M. Khaled Hibar, expert en phytopathologie à l’IO-Sousse, a souligné l’importance de la prévention et de la surveillance phytosanitaires dans la conduite des oliveraies. « La maîtrise des maladies et des ravageurs de l’olivier constitue un enjeu majeur pour préserver la productivité des vergers et la qualité des olives. L’adoption d’une approche intégrée, fondée sur la surveillance des parcelles, l’identification précoce des problèmes phytosanitaires et la mise en œuvre de mesures adaptées, permet de promouvoir une protection plus raisonnée et durable de l’oliveraie. Le transfert des connaissances scientifiques vers les professionnels est essentiel pour renforcer leurs capacités d’observation, de diagnostic et de prise de décision sur le terrain. » Le transfert technologique au service d’une filière oléicole durable À travers cette session, le projet PROMESERVAGRI 4.0 a poursuivi sa démarche de rapprochement entre la recherche scientifique et les besoins des professionnels de la filière oléicole. La formation a mis en évidence la complémentarité entre les bonnes pratiques agricoles, la maîtrise des procédés de transformation et l’intégration progressive des technologies avancées. Cette approche vise à améliorer la gestion des ressources, à renforcer la qualité et la traçabilité de l’huile d’olive et à soutenir la compétitivité des exploitations et des huileries. En poursuivant ses actions de formation, le projet contribue à diffuser les connaissances, à encourager l’adoption de pratiques durables et à accompagner la modernisation de la filière oléicole tunisienne. À propos du projet PROMESERVAGRI 4.0 Le projet PROMESERVAGRI 4.0 – A1-1.3-228 s’inscrit dans le cadre du Programme Interreg VI-A NEXT Italie-Tunisie 2021-2027. Il vise à favoriser le transfert des résultats de la recherche et à accompagner les micro, petites et moyennes entreprises actives dans la culture et la mouture des olives dans l’adoption de l’innovation et des technologies avancées. À travers ses activités de formation, de valorisation des résultats de la recherche et de transfert technologique, le projet entend contribuer à la modernisation de la filière oléicole et à son développement durable et compétitif.